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Bienvenue dans la section Yves Leterme Premier Ministre de Belgique
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 © Photo by Yves Leterme 2011
Vous avez une brillante carrière politique dans le plat pays belge. Vous avez la vocation politique depuis toujours ou est-ce un hasard dans votre jeunesse qui vous y a amené?Yves Leterme: Dans ma ville natale Ypres, j’étais un jeune homme engagé : mouvement de jeunesse, conseil des jeunes,… J’étais assez critique envers la politique de la ville. J’étais donc fort surpris quand un des échevins, Jan Durnez, m’a demandé de m’engager en politique. Les gens du parti appréciaient mes opinions et m’invitaient à en discuter au sein du parti. Plus tard, pendant mes études à Gand, j’ai été convaincu de mon choix pour le CVP. Il y avait là quelques profs qui chantaient les louanges du socialisme et critiquaient de manière incorrecte la démocratie-chrétienne. Ca m’a révolté à l’époque et j’ai poussé plus avant mon implication dans la démocratie-chrétienne. Depuis lors, je suis toujours convaincu que c’est l’idéologie la plus valable |
Le temps… Valeur relative… Dans votre fonction vous ne devez pas avoir une minute à vous. La vie de Ministre est gérable ou stressante? Respecter les agendas, les réunions, les voyages ministériels,… 24h dans une journée est-ce suffisant? Cette vie se marie-t-elle bien avec la version privée de Yves Leterme?YL: La politique, c’est ma vie pour l’instant. Je me lève et je vais me coucher en pensant à la politique. Mais ce n’est pas une ‘tâche’. C’est un vrai plaisir de pouvoir faire ce qu’on aime. L’agenda est en effet très chargé, mais je m’efforce quand même de retrouver un peu plus de calme. Pendant les vacances de Noël par exemple, j’ai pris quelques jours de repos pour travailler dans le jardin, lire des livres,... Un avantage est que mon agenda est très bien géré par mon équipe. Il est très bien organisé, ce qui permet d’arriver (presque) toujours à l’heure. Le désavantage est que la politique est tellement imprévisible que l’agenda peut changer à tout moment. |
On connait votre passion pour le Standard de Liège. A Sclessin, le Ministre se détend, il oublie tout pendant 90 minutes? Les deux victoires des Rouches après 25 ans vous les avez savourées joyeusement? Avez-vous d’autres passions?YL: «Détendre» n’est peut-être pas le bon mot. C’est vrai que j’oublie la politique quand je suis au football, mais je subis une toute autre tension qui n’est pas moins prenante : celle du supporter. Je ‘vis’ le jeu, en espérant évidemment que le Standard gagne à chaque occasion. Les deux championnats gagnés ces dernières années étaient en effet un soulagement énorme. J’avais espéré que ce serait comme les fois précédentes où on avait été champions trois fois de suite mais ce sera pour les trois saisons suivantes. Je suis peut-être encore plus passionné par le cyclisme. Je le suis de très près : les équipes, les coureurs, les victoires, … Je regarde beaucoup de courses à la télévision, mais je les suis aussi souvent de l’intérieur, dans une voiture suiveuse. |
Vous êtes le Premier Ministre de la Belgique. Un rôle principal. Si vous étiez le Ministre d’un autre pays dans le monde, quel serait votre choix? Pour quel motifs (un beau pays, une belle culture, un choix de cœur, un pays en devenir, riche en défis à relever politiquement,...)?YL: Je m’étais fixé un but il y a longtemps, celui d’avoir visité 50 pays avant mes 50 ans. J’en ai entretemps visité plus de 60 ! Il y a évidemment des pays qui me plaisent beaucoup, mais je trouve que la Belgique est un pays où il fait très bon vivre. Je n’envisage donc pas de déménager. Et si jamais je changeais d’avis, ce ne serait pas pour aller faire de la politique. |
Si on se disait que la réincarnation existe, dans 100 ans, vous revenez sur Terre. On vous demande à nouveau d’endosser une carrière politique, tenez, en Belgique (sous-entendu que dans un siècle elle existe toujours…), vous acceptez volontiers ou bien «une fois mais pas deux», il y a d’autres domaines que vous aimeriez découvrir? Ou alors il faut nous rendre à l’évidence qu’il n’y a qu’une seule vie et que vous estimez devoir tout faire maintenant, en tant qu’Homme et en tant que Ministre d’un pays?YL: Je préfère quand même être sûr et faire ce que j’aimerais faire dans cette vie. Je ne pense pas que je serai encore en politique à l’heure de prendre ma retraite. Je pense que d’ici là, je ferai encore autre chose. Pas directement bien-sûr, mais pourquoi pas diriger une grande équipe de cyclisme ou autre chose dans le monde du sport. Ou bien voir si je pourrais faire une carrière dans la vie entrepreneuriale. |
La devise de la Belgique est «L’Union fait la Force». Vous l’approuvez? Vous en voyez une différente qui la remplace mieux ou une deuxième à ajouter à la principale?YL: C’est une excellente devise et pas seulement pour la Belgique. J’ai toujours cru au travail d’équipe. ‘No man is an island’ est une autre devise que j’apprécie beaucoup. C’est l’essence-même de la démocratie-chrétienne. On se réalise à travers les contacts avec autrui. Se développer, collaborer pour obtenir des résultats,… On est toujours plus fort à plusieurs. |
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Vos impressions sur Yves Leterme?| Uliana: J'aime bien Yves Leterme. Dommage qu'il s'en aille à l'OCDE, mais bon, c'est son choix, tout a une fin. |
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