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Bienvenue dans la section Sab Chanteur
© Photo by Sab 2011
La musique et toi c’est une longue histoire? Raconte-nous en quelques lignes ton parcours artistique?
Sab: Je suis bercé par la musique depuis mon plus jeune âge. J’ai été pendant très longtemps un «auditeur» averti. Mon père jouait un peu de guitare et je me souviens quand il m’emmenait dans un magasin de musique nommé Delsaux à Seraing (qui aujourd’hui n’existe plus,hélas). Je me rappelle que j’étais fasciné par tous ces instruments qui brillaient, et surtout par cette stratocaster rouge vif exposée comme une relique dans le magasin. Ce n’est que bien plus tard que je suis devenu «acteur musical». Vers mes 15 ans, j’ai appris les rudiments de la batterie avec mon ami Miam Monster Miam. Puis,je me suis tourné vers la guitare. J’ai fait quelques groupes d’ados. A 30 ans, je me suis essayé à la composition. Exercice difficile ! Et quelques temps plus tard, une première chanson: «en attendant» est sortie de ma tête et a été postée sur internet. Depuis lors, j’ai sorti mon premier single avec Akamusic, et à présent, je prépare un album...
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C’est une malchance d’être musicien en Belgique? C’est plus difficile? Il aurait mieux valu être en France (par exemple)?
Sab: Je ne pense pas que ça aurait été plus facile en France. Je crois qu’être connu n’est pas une fin en soi, ce qui importe c’est le chemin, le parcours, les rencontres et avant tout, prendre du plaisir. C’est pour cela que je fais ce métier, pour prendre du plaisir et le partager avec ceux qui le souhaitent. Que ce soit Liège, Bruxelles ou même Paris importe peu. La musique est universelle et qu’on arrive à toucher les gens, peu importe la ville ou l’on se trouve...
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Penses-tu que l’internet et ses téléchargements tuent la culture, l’Art, la musique et autres? Que penses-tu de cette évolution? Il faut s’y adapter et trouver des solutions?
Sab: Non, cela ne tue pas la culture, ça tue le portefeuille des maisons de disques. Internet est un outil formidable pour partager. Je m’en sers beaucoup, notamment via les réseaux sociaux. Je me souviens quand j’étais petit, avec les copains, on recopiait les cassettes audio dans les chaînes double deck. Le «piratage» a toujours existé. Certes il est plus important grâce à la technologie, mais c’est un point avec lequel il faut composer… Et puis moi ce que je préfère, c’est la scène, le direct, l’émotion. Tout le côté commercial m’embête.
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Est-ce que les nouveaux concepts pour percer dans la musique te plaisent? Aka, la Star Academy, etc? Tu y adhères? C’est plus chouette et plus facile?
Sab: Je ne vais pas cracher dans la soupe, les internautes d’Aka m’ont permis de sortir un single, je leur en suis très reconnaissant et j’espère qu’ils pourront récupérer leur investissement et pourquoi pas, faire une plus value. Sait-on jamais! Je suis plus mitigé concernant la Star Academy qui impose des anonymes et manipule les gens à grand coup de publicités. Je trouve triste qu’on «façonne» ainsi ces jeunes pour leur donner un «format» qui plaira au plus grand nombre. C’est purement commercial et ça ne rejoint pas la vision que j’ai de la musique. Mais bon, il faut s’en accommoder car ces concepts sont de plus en plus présents, et pas que dans la musique (cuisine, bd,...). J’essaie de tracer ma route d’une autre manière, en faisant ce que j’aime, et en y mettant du cœur.
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Un concert de 100.000 personnes où même le tout Paris s’étonne, tu en rêves? Une chose à la fois, piano piano?
Sab: Oui, c’est certain! Tous les artistes rêvent de foule et de Paris! Mais il me reste encore un long chemin à parcourir pour peut être un jour le réaliser. A ce sujet, je vais me produire à l’An vert à Liège le 10 mars prochain. On n’y met pas 100.000 personnes, mais il y fait chaleureux! Avis aux amateurs de découvertes.
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Si un producteur musical tombe sur cette entrevue, que veux-tu lui dire? Que tu es un bon chanteur, qu’il doit t’accorder sa confiance? Que tu as du talent et que tu écris de belles chansons?
Sab: Tout d’abord, lui dire qu’il peut écouter mes titres sur www.reverbnation.com/sabmusic (voir lien cliquable en haut de cette page).Et si il aime, qu’il me contacte! Je serai ravi de discuter de cela avec un producteur, avoir son point de vue, son avis critique, son sentiment par rapport à ma musique. Et pourquoi pas envisager une collaboration? Qui sait Pinoo? Peut être que les portes de la gloire vont s’ouvrir grâce à toi!
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