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© Photo by Marc Lebrun 2011
Site Marc Lebrun AutoPress.be
Être journaliste, tu as voulu l’être depuis toujours? Raconte-nous ton parcours en quelques lignes?
Marc Lebrun: A vrai dire, je n’y avais même jamais songé. Lors de mon cursus scolaire, je me suis différencié de mes condisciples au travers du seul cours de français. De dictées en rédactions, je suis tout naturellement passé à la poésie et à la fiction sous forme de nouvelles, sans jamais réaliser que l’écriture pouvait être un métier. C’est un accident de parcours plutôt heureux qui m’a amené au journalisme… Je suis également, depuis de nombreuses années déjà, administrateur de la Fédération de la Presse Périodique de Belgique (FPPB) et également administrateur de son aile francophone l’Association des Journalistes de la Presse Périodique (AJPP).
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Tes thèmes de prédilection sont la mobilité au sens large et la gastronomie. Donc tu aimes voyager et bien manger? Tu aimes la gastronomie d’aujourd’hui? On nous fait avaler n’importe quoi? Faut cuisiner soi-même? Tu es un bon chef cuistot?
ML: J’aime les voyages, mais j’aime avant tout ma liberté, bouger. Jusqu’à ce jour, on n’a rien inventé de mieux que la voiture et la moto au pour ce qui est des déplacements. Bien manger est aussi essentiel que de bien respirer. Je n’ose imaginer me nourrir sans autre forme de plaisir. Trois repas par jour nous sont nécessaires, alors autant en tirer un maximum de bonheur.
La gastronomie d’aujourd’hui n’est pas en soi fort différente de celle d’hier, si ce n’est qu’elle se veut plus créative, plus équilibrée. Un établissement horeca digne de ce nom ne servira jamais du n’importe quoi.
S’improviser cuistot n’est pas à la portée de tout le monde malheureusement. S’affairer aux fourneaux constitue cependant un moment de pur bonheur, de partage à la limite de l’offrande. Un plat réussi transparait toujours dans l’œil du convive, et oui… j’adore cuisiner, je m’en acquitte chaque jour par ailleurs et personne n’a jamais trouvé à y redire!
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Tu penses que la Belgique a de bons mets, de bons produits, de bonnes adresses pour de bons gueuletons? Y a-t-il une autre cuisine que tu affectionnes beaucoup dans ce monde?
ML: La Belgique regorge de talents et d’excellents produits, tant au nord qu’au sud du pays. Les bonnes adresses sont légions, mais tout dépend du type de cuisine affectionnée !
Je suis assez éclectique, tant en gastronomie qu’en vins. Je glorifie tout particulièrement la cuisine italienne, marocaine, turque, asiatique, française… enfin toutes je pense, j’aime faire bonne chair et y prendre du plaisir, beaucoup de plaisir!
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Rouler en Belgique, alors que c’est une zone encombrée par le transit européen, c’est facile en 2011? Tu penses que nous sommes en surdose? Aurais-tu des idées personnelles pour la mobilité? Ou bien ne sait-on rien faire d’autre?
ML: Question piège s’il en est!
Je pense que les politiques de dissuasions mises en place par le législateur se révèlent, sinon burlesques, particulièrement inefficaces ! Rétrécissement des chaussées, dos d’ânes, ronds points, limitations de vitesses inadaptées et autres inepties. Je suis conscient que la voiture se révèle être un mal utile, mais dans un pays aussi petit que le nôtre, la voiture est devenue indispensable à tout un chacun pour raisons professionnelles dans la majorité des cas, toutes tranches d’âges et toutes classes sociales confondues. Le taux d’accroissement démographique ne favorise en rien les choses. En théorie, je te confierais qu’il faut adapter le réseau routier belge en fonction de l’accroissement du trafic et de la fréquentation sur certains axes, mais dans la pratique, la mission se révèle quasi impossible.
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Avant le journalisme, c’était le quotidien qu’on achetait à la librairie, sa version papier. Maintenant, la presse est aussi sur le net. Faut suivre l’évolution selon toi? C’est différent mais c’est mieux ? Et les nouvelles technologies (Facebook, Twitter) tu adhères?
ML: Comme le confiait tout récemment Ignacio Ramonet, ancien directeur du «Monde diplomatique», à nos confrères du quotidien Le Soir, «Il restera un ou deux journaux par pays » ou encore « On peut même se demander si demain les journaux vont conserver des rédactions». Effrayant, non? Cette évolution est inévitable. Certains l’ont bien compris depuis plusieurs années et ont pris le train en marche. Raison pour laquelle j’ai moi-même créé le webzine «AutoPress.be» voici une petite dizaine d’années. Comme tu le souligne fort bien dans ta question, on allait acheter son journal à la librairie, on allait à la rencontre de l’information. Aujourd’hui, c’est l’information qui vient à toi, qui entre chez toi au travers de ton ordinateur, de ton mobile, de ta tablette. De plus, cette information n’est plus payante en soi!
D’un point de vue tout à fait personnel, j’adhère pleinement aux réseaux sociaux, même si j’émets quelques réserves pour ce qui concerne les plus jeunes. Il ne faut pas y étaler sa vie personnelle jusque dans les moindres détails, mais juste ce qu’il faut pour se révéler à l’autre. De plus, au niveau professionnel, c’est une réelle aubaine pour la presse!
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Où pars-tu en vacances cet été? En voiture? Le livre que tu emportes avec toi c’est le Guide Michelin?
ML: Là, je vais te décevoir, puisque je ne pars nulle part! Je serai bien évidemment en voiture, pour de nouveaux essais, mais sur le sol belge principalement. Je n’ai jamais lu un Guide Michelin non plus, la qualité d’un établissement n’attend pas la reconnaissance d’un quelconque guide, elle se révèle d’elle-même la valeur n’attend pas le nombre des étoiles…
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