Bienvenue dans la section FIN DU MONDE ABRUZZO L'AQUILA

Pinoo a été directement touché par le terrible tremblement de terre en Italie ce lundi pendant la nuit. La terre continue de trembler, sa maison est touchée. Il n'y a pas que lui. C'est toute une région qui est devenue sinistrée et vous pouvez croire Pinoo, au vu des images et connaissant bien les lieux, il peut vous dire que c'est un véritable drame, une véritable tragédie.

Si vous désirez apporter un témoignage, écrivez un E-mail en cliquant sur l'E-mail ou recopier-le. Il sera placé sur cette page dès réception. Témoignages via pinoo@pinoo.be
Coucou Pino! Suis triste pour ta maison mais tu vas bien, c'est ça qui est important!!! Amitiés.
Myriam B.
Ta maison est inhabitable mais sans doute de manière temporaire... Espérons, espérons...
Laure W.
J'espère pour toi que ta maison sera réparable mais le + important, c'est que tu n'étais pas dedans au mauvais moment. J'espère que ta famille n'a pas trop souffert et que les gens de là-bas ne resteront pas sous tente trop longtemps. Courage.
Faby F.
Cher ami Pinoo, je suis vraiment desolée pour ta maison car je comprends ce que ça représente moi j'adore la mienne je suis de tout coeur avec toi ton amie gros bisous à toi.
Nastasia N.




PINOO TÉMOIGNE DANS LA PRESSE LE LENDEMAIN DU DRAME





LA MAISON DE PINOO AVANT LE DRAME
Maison de montagne en Italie
pour des vacances reposantes
Pays: Italie
Région: Abruzzo
Chef-Lieu: L'Aquila
Village: Ripa di Fagnano Alto (code postal 67020)
Altitude: 800m
Climat en été: très chaud la journée, frais la nuit
Climat en hiver: très rude la journée et la nuit
La mer à moins de 100km sur l'Adriatique
Village calme et reposant
La capitale Roma est à 100km en voiture ou en autobus

La maison: rez-de-chaussée, parking, deux entrées, terrasse sur le devant, grandes pièces, cuisine au gaz, frigo, évier, table, fournie en plats et couverts. Salle à manger avec table, télévision, chaine stéréo. Deux chambres avec lits matrimoniaux et garde-robes. Autres petits lits disponibles. Salle de bains avec évier, bidet, wc, baignoire et douche, chauffe-eau électrique. En hiver, des convecteurs au gaz chauffent très bien dans chaque pièce.

Le village possède un bar, deux églises, des chapelles dont une sous la roche (San Rocco). Plusieurs sentiers dans les montagnes proposent de belles balades reposantes.

La vie citadine, les supermarchés, les banques, les pharmacies, les médecins, les bars-tabacs, les restaurants et autres commerçants sont disponible à 5km à la ronde en voiture (San Demetrio, Fontecchio, San Pio delle Camere). La grande ville L'Aquila se trouve à 23km. Beaucoup de beaux endroits sont visitables comme les grottes de Stiffe, le lac Sinizzo à San Demetrio, la plus haute montagne Gran Sasso, la mer entre Teramo et Pescara.

Voyez ci-dessous la vidéo de la maison dans son élément et des pièces qui la composent. (AVANT LA TERRIBLE CATASTROPHE). Comment est-elle maintenant? Pinoo ne le sait pas encore :(


PINOO L'AVAIT PRÉDIT!!!
Dimanche soir, Pinoo s'est endormi à minuit et 4 minutes... Comme il est médium, cela faisait 1 mois que dans son agenda il avait signé d'une croix le lundi 6 avril 2009. Dimanche à minuit 4 il a éteint la lumière. Dans sa tête, il s'est dit: "Bonne nuit Pinoo... Que va-t-il se passer de spécial demain lundi 6 avril 2009???". A 3h32 minutes... l'Apocalypse! Et ce qu'il dit est la vérité totale il n'invente rien.

LA FIN DU MONDE SELON PINOO EST EN ROUTE RIEN NE VA L'ARRÊTER!!!

LES PROCHES DE PINOO SAINS ET SAUFS
Finalement, Pinoo a réussi à joindre tout ceux et celles qui sont concernés par ce tremblement de terre là-bas en Italie. De son côté, chacun ou encore les 99% des miens sont vivants. Les dégats sont considérables. Une ville si belle est devenue fantôme en 20 secondes une nuit du dimanche au lundi 6 avril 2009 à 3h32. Mais vous le savez. Alors que certains avaient commencé à dormir dans les tentes ou dans les voitures, ils se divisent déjà. Qui part à la cote dans les Hôtels que Silvio Berlusconi leur a mis à disposition, qui reste comme des Romanichelles, des réfugiés de bazar. Pinoo a des contacts permanents avec les siens. C'est le bordel total, la désolation, la consternation, une apocalyspe sans précédents, sans commune mesure. Ce vendredi saint 10 avril auront lieu le deuil national et les funérailles. Alors que la terre tremble encore et toujours et même assez fortement. Ce n'est donc pas fini et tant qu'elle tremble, impossible de reconstruire quoi que ce soit. Personnellement, Pinoo a témoigné dans La Meuse (voir ci-dessus), à Vivacité et d'autres médias.

Vendredi saint 10/04: la terre tremble encore et ça se déplace. La terre tremble aussi à Ascoli Piceno, une région juste avant les Abruzzes... Fin du monde vous dites? :(

L'Aquila est donc meurtrie. Les amis, cousins, oncles et tantes de Pinoo dorment sous les tentes ou dans des hotels à 100km à la ronde. La terre tremble encore et toujours. Il sera long le chemin pour reconstruire une ville et environs qui a été balayée en un instant. Silvio Berlusconi se coupe en quatre et même s'il n'est pas toujours apprécié, il est présent avec les habitants de la zone sinistrée.

PINOO S'AMÉLIORE
Une autre divination de Pinoo qui a fait mouche, dans les mêmes circonstances que celle du tremblement de terre. Un soir, à minuit 4, Pinoo se met au lit et dit dans sa tête: "Bonne nuit Pinoo... que va-t-il se passer demain pour (une amie)?". Le matin suivant, il apprend que le chat de son amie s'est fait écraser. Ce qui veut dire que Pinoo ne sait pas dire ce qu'il va arriver mais il sait dire que quelque chose va arriver. Il est clair que Pinoo se dit qu'il faut faire attention lorsqu'il dit ou ne dit pas un évènement dans un proche immédiat.

TÉMOIGNAGE DE L'AQUILA
Voici un écrit d'une habitante de L'Aquila, Monja Ianni, victime du tremblement de terre, saine et sauve et sans toit. L'écrit est en italien. Soit vous essayez de traduire tant bien que mal, soit vous connaissez l'italien ou soit vous vous aidez un peu avec des traducteurs en ligne qui grosso modo vous permettront de lire le texte. Le voici dans son intégralité.

A ben vedere la vita è proprio strana: è l'unico bene del quale si può sentire la mancanza solo avendolo ben stretto tra le mani. Adesso a stare lontana da casa, o meglio a non sapere se ci sarà più o meno una casa, provo un sacco di sensazioni contrastanti. La gioia di esserci ancora, il disagio della vita transumante, gli sbalzi d'umore da stress si stratificano in qualcosa di mai provato prima.

Abbiamo vissuto oltre 20 secondi di eternità. Chi ci è passato sa perfettamente di che parlo: non è vero che quando stai per morire la vita ti passa davanti. La vita ti si presenta addosso come un monolite, è tutta intorno a te eppure così lontana... E senti tutta la tua paura. La paura di perdere la possibilità anche di averla, quella fottutissima paura che ti immobilizza sotto una scrivania mentre ti piovono addosso come proiettili i tuoi amati beni. Siamo stati tutti come sospesi, mentre intorno piovevano calcinacci, mentre la luce saltava, mentre il gas inondava le strade ed assieme alla polvere disegnava nuovi scenari. L'orizzonte improvvisamente si è incrinato e ci è crollato addosso.

Io ero rientrata da un paio d'ore. La scossa precedente mi aveva inquietato, ed avevo deciso di andare a fare due passi, e qualche tazza di incoraggiamento al sonno. Avevo spento il portatile da poco e dormivo il sonno dei giusti pensando che comunque il giorno dopo non ci sarebbe stata scuola, e che potevo continuare a rotolarmi sotto le coperte fino a tardi, previa telefonata di ricognizione. Pensavo a come recuperare le lezioni perdute, che sennò stì ragazzi alla maturità che gli raccontano... Per fortuna il mio corpo non ha perso tempo a riflettere e si è posizionato proprio dove doveva essere. L'avevo progettata tante volte, quella scena. Fifona, ma organizzata. Non ho avuto tempo di avere panico. Solo quello di infilarmi sotto la scrivania, mettere le mani dietro la nuca ed aspettare. Aspettare di respirare ancora. Aspettare di sentire le voci degli altri. Aspettare di camminare ancora, e poi correre, correre giù a rotta di collo sui calcinacci, per le scale...

Appena finita la centrifuga ho scoperto di essere tutto sommato molto più forte di quanto io stessa credessi. Niente panico, niente fretta. Gesti precisi, lucidità folle di chi pretende di sopravvivere anche quando la natura non sembra dello stesso avviso. Chiamo i miei. Portatile, borsa, soldi, scarpe, occhiali. Le coperte già le avevo messe in macchina, preventivamente. Non sento la voce di mio fratello. Mamma strilla: un mobile è caduto davanti la porta. Pensavo peggio: i mobili si spostano, si chiamano così per questo. Ce la possiamo fare. Urlo a tutti di vestirsi e scappare, non so quante volte. Agguanto i vestiti in blocco. Poi scoprirò di avere pescato un completo “elegante” di lana, due cappotti... per fortuna anche un paio di jeans. Metto un pile e mi maledico per non aver dormito con la tuta come nei giorni precedenti. Urlo ancora, non capisco se sono pronti. Il mobile è stato spostato, papà si è leggermente tagliato, ma pace. La strada è libera. Mi fiondo per le scale, i calcinacci sono scivolosi, la polvere è dappertutto. Esco fuori tra i primi.

Apro il cofano della macchina e ci butto dentro tutto quello che ho in mano. La luce va e viene, si sentono urla, e crepiti di mattoni che si sbriciolano. Si sentono le urla di chi è rimasto bloccato in casa, le suore del convento di fronte.. una studentessa dell'altra scala. C'è un ragazzo che prova a liberare la porta. Un paio di tentativi, poi ci riesce e scendono entrambi. Sposto la macchina: non tutti i segni della pioggia di cemento che ha addosso sarebbero stati mortali, ma io ho una sola testa. Solo i fari della macchina nel piazzale, sulla polvere bianca fanno effetto nebbia. Le suore ospitano un sacco di anziani, di disabili. Piano piano emergono dal portone come fantasmi. Urla, alcune porte sono bloccate: provo a chiamare i soccorsi. Le linee sono bloccate, il cellulare è utile solo come arma da lancio, ma per questo nemico è un'arma decisamente sottodimensionata. Mi sento piccola, fifona ed impotente. L'odore di gas diventa sempre più penetrante, acqua cola da dappertutto. Intanto polvere, polvere ovunque.

Scendono anche i miei, scende la vicina di pianerottolo con la badante... Scende Vincenzo dall'ultimo piano. Scendono tutti, uno dopo l'altro emergono dall'androne. Mio fratello è l'unico con la valigia. Alle 4 doveva svegliarsi e partire, caricherà sull'autobus vestiti e calcinacci ed andrà via con l'angoscia di averci lasciati qui. Meglio che vada lontano, lontanissimo.

I palazzi più vecchi sono crollati sulle macchine parcheggiate, ne vedo due spiaccicate da lastroni e travi. Di lì non si passa. Ricominciano le scosse. Quando parlano di assestamento chi non lo ha vissuto pensa alla luce dopo un tunnel: non è stato così. Prima un ringhio, un rombo, un suono basso che il tuo stomaco percepisce prima di sentirlo. Poi tutto trema. A lungo, a volerti spezzare. Poi di nuovo quel rumore di mattoni che cozzano tra di loro, che stridono, che si sbriciolano. I tramezzi che cedono, le macerie che cadono per terra. Da S.Domenico si alza una colonna di fumo, o di polvere, non si capisce bene. Il ponte regge ancora. Dei ragazzi scappano via, scavalcano un muro, lo saltano lasciandosi cadere sui cassonetti. Paura palpabile, paura di buio e polvere.

Anche l'asfalto ha delle crepe, i giardinetti si riempiono di gente senza scarpe, con le coperte in testa. Via XX settembre si riempie di macchine. Le vediamo dall'alto, puntini di luce immobili che non possono andare da nessuna parte. Sardine in scatola. Ancora non potevamo sapere...

Mancano delle persone all'appello: da brava idiota galvanizzata dall'aver portato fuori la pelle vado in missione a S.Maria di Roio. Calcinacci, pietre, la strada ne è disseminata. Un ragazzo con le stampelle, due ragazze che camminano pianissimo. Le sgrido, urlo loro di correre. Mi rispondono che sono senza scarpe e mi vergogno. Continuo a correre. La chiesa non è esattamente come la ricordavo, ad usare eufemismi. E soprattutto pietre, pietre dappertutto, cadute dalle brecce che si sono aperte ovunque. Salto quello che posso saltare, per il resto schivo e spero che la terra non decida di tremare ancora. Trovo chi mi serviva e di nuovo, di corsa, verso il piazzale. E' andata bene. Ma se ancora adesso ho le palpitazioni c'è il suo bel perché...

E poi altre scosse, scosse in continuazione. Tremano gli alberi, tremano le persone, trema anche l'aria. Ed ancora non sappiamo nulla di amici, parenti... Piano piano arrivano i primi messaggi: ti ho cercato, riesco a parlare con Teramo: li ha tirati giù dal letto anche li, hanno capito tutti subito che dall'altro lato del Gran Sasso le cose si erano messe decisamente male. Lo sanno i genitori che aspettano un segno di vita dai figli, lo sanno gli studenti che per una casualità non sono tornati come al solito di domenica. Le due facce della stessa medaglia: la disperazione e la salvezza. La morte e la vita. Casa è ancora su, ma vibra come un animale ferito. Il suo lavoro l'ha fatto: siamo tutti salvi, e fuori.. Non tutti possono dire la stessa cosa, ma allora non potevamo ancora saperlo.

Le scosse continuano, la terra ruggisce, mugugna, bofonchia, si agita e trema, trema ogni minuto. Si cominciano a vedere le prime luci blu, suonano le ambulanze. Ancora adesso per me silenzio significa sentire solo le ambulanze, e gli elicotteri dei soccorsi. Se senti quelli, la terra è ferma, se senti le sirene non hai altro di cui preoccuparti. Se le senti sei vivo, nonostante tutto.

Passa un tempo che sembra infinito, passano ore. Scatta il piano di evacuazione familiare: rotta per l'apiario. La mia macchina ha il parabrezza rotto, la debbo abbandonare. La macchina di papà era pronta per fare dei lavori il giorno dopo, e dietro non ha i sedili. Mi accampo come posso, si parte. Si prova la sortita per via XX settembre. Lì cominciamo a capire. Casa dello studente non c'è più. Semplicemente non c'è. I mezzi di soccorso chiudono tutte le strade utili: anche il tratto di strada che passa sul ponte di s.appollonia (protettrice dei dentisti, ma a quanto pare non dei comuni mortali dotati di zanne) è chiuso, pieno di macerie, pieno di mezzi, dei vigili del fuoco, credo. Si torna indietro, si passa dal ponte di Belvedere. In accelerazione, col fiato trattenuto, ci dice bene. Mi dicono che il ponte è ancora lì, ma ora non ho i mezzi per controllare. Gigante di cemento, non cedere... E poi lo vediamo, l'hotel caduto come un castello di carte, con tutti i suoi tramezzi ordinatamente ripiegati, l'uno sull'altro. Senso di totale irrealtà. Sembra un film di fantascienza. Dovunque ci giriamo crolli, macerie, polvere...Come una zona di guerra.

Ce ne andiamo via così, attraversando la città che vivevamo da 30 anni senza riconoscerla. La chiesa di S.Elia ha perso una parte della facciata, registro l'evento. Comincio a razionalizzare che niente sarà più come prima. Arriviamo all'apiario che sono ormai le 5 passate, è ancora buio. Cerchiamo qualcosa per accamparci: sdraio, vecchie coperte. Per fortuna mio padre colleziona stufette, almeno non moriremo di freddo. Poi arriva l'alba, fredda, incerta, ma pur sempre alba. Nonostante tutto tocca continuare a vivere, a quanto pare. Se ci fossero bar ancora in piedi avremmo potuto andare tutti li a bullarci con gli amici di essere scampati ad un 9 grado scala mercalli... Non è certo cosa da poco, direi. Ma gli amici sono sparsi ovunque, e di bar neanche a parlarne. (In realtà pare che il boss sia ancora in piedi. Cara vecchia cantina sopravvissuta a ben 2 terremoti che tutto hanno cancellato... Fossero stati li come al solito con il bicchiere in mano gli studenti, piuttosto che in quella moderna trappola di quasi acciaio e cemento sabbiato...)

Noi ci tireremo su, con le buone o con le cattive. Siamo abituati ad avere a che fare con una terra aspra, con un clima impossibile, con noi stessi: non basta un terremoto per piegarci. La parola che meglio definisce l'aquilano è “quadrato”. La mia gente è quadrata. Come i mattoni ha bisogno di scosse molto forti per decidere di muoversi, ma quando lo fa, lo fa sul serio. L'aquilano è quadrato perché è testardo, pieno di spigoli. Ma solido. Nessuno di noi ha pianto in televisione. Nessuno ha chiesto pietà, nessuno vuole l'elemosina. L'aquilano adesso si chiede che fare, si domanda che ci fa tutta questa gente con le telecamere... e cerca risposte concrete. L'aquilano è peggio di S.Tommaso: le cose non le vuole solo vedere, ma toccare, annusare, soppesare, toccare...

Siamo gente di montagna. Non siamo abituati alle chiacchiere. Ne abbiamo fatte e ne faremo ancora tante, ma non ci piacciono più di tanto. Le chiacchiere per noi sono un'attività serale, roba per far scendere meglio un bicchiere di rosso prima di andarsene a dormire. E se non smetteranno a breve, se non lasceranno il passo ai fatti, faremo un macello che il terremoto al confronto sembrerà una brezza di primavera. Siamo vivi... Solo che adesso ce ne siamo accorti.

Monja Ianni, L'Aquila.


PINOO ÉCRIT UN ARTICLE SUR LE SUJET DANS LA PRESSE SATIRIQUE
Paru le 23 avril 2009 dans Père Ubu
Article sur le site de Père Ubu
Il faut sauver l’Aquila

Des images dignes d’une zone dévastée par les affres de la guerre. Cela se passe pas très loin de chez vous. C’est en Italie, c’est dans les Abruzzes, c’est à L’Aquila.

Une région envahie par l’ennemi?? Que nenni, l’homme n’y est pour rien: la terre a tremblé et a anéanti les habitudes citadines, commerciales, professionnelles et touristiques des habitants qui la composent. Depuis la nuit du 6 avril 2009, les gens dorment dans des voitures, sous des tentes, dans des hôtels loin de chez eux.

Deux semaines plus tard, ils en sont encore au même point. Est-ce pour autant terminé ? Non, la terre tremble toujours. Avant de reconstruire, il faut que le démon terrestre cesse pendant quelques temps. Dans le cas contraire impossible de recommencer. L’Aquila était une belle ville, très historique et riche d’un passé haut en couleurs. Vingt secondes ont suffi à mettre à sac la cité perchée sur la deuxième chaîne montagneuse italienne les Appenins. Vingt secondes ont suffi à changer la donne et les habitudes des habitants. Certes on reconstruira bien un jour, mais rien ne sera plus comme avant. Dès les premières heures la presse a envahi la zone sinistrée. Les journalistes, certes utiles, se sont comportés comme des vautours, cherchant un scoop là où la détresse s’était installée. Le Président de la République qui était venu voir la zone et les cercueils s’est même énervé en invectivant les journalistes et photographes d’un “Ne cassez pas les - et il n’a pas dit le mot, mais on le devine !”. Ensuite, le Premier ministre Silvio Berlusconi, que certains détestent ou adorent, a montré sa présence et son dévouement dans la zone quotidiennement. Il s’investit à une renaissance rapide de L’Aquila et le dit même avec humour. Et c’est là que la presse de bas étage montre à quel point elle est… conne !

En l’espace d’un seul mois, elle se permet de prendre une phrase hors de son contexte et en faire un fromage aussi puant que celui de Herve. La première fois était avec le Pape. Et cette fois-ci avec Silvio Berlusconi. En suivant le reportage complet, vous comprenez que Silvio a agi avec fine psychologie, comme un général de corps d’armée qui invite ses troupes à œuvrer dans la bataille avec joie et positivisme.

Bien entendu la situation est grave. N’est-il pas plus opportun de donner du courage à ces victimes qui dorment sous des tentes, de leur dire que la situation est temporaire, que tout sera fait pour revenir à comme avant et donc de le prendre comme une vacance en camping ? Vous seriez content qu’un entraîneur d’une petite équipe de football qui doit rencontrer une très grande équipe dise à ses joueurs que ce sont des bons à rien et qu’ils vont se faire massacrer ? Que la situation soit défavorable ou pas, il faut faire en sorte que le cours d’eau qui est sorti de son lit le rejoigne à nouveau. Et si Berlusconi le dit en blaguant alors c’est une bonne chose et quitte à jouer la marche royale et reconstruire la région en chantant pourquoi serait-ce inadapté ? Quelques échos directs depuis les tentes tendent à dire que malgré le malheur, il arrive que ces réfugiés pensent à autre chose et blaguent aussi, histoire de ne pas trop se morfondre. Comme le fait Silvio. Il est clair que politiquement et connaissant l’homme il essaye, à son âge, d’en sortir grandi ou de terminer sa carrière en beauté en tirant la couverture à lui. Devant le monde entier, il a fait des promesses. Quelque chose nous dit qu’il les tiendra. Silvio est ce qu’il est. On lui fait bien plus confiance que certains de nos élus qui vont en vacances à Disneyland soi-disant en mission et qui ramènent une valise remplie de souvenirs Mickey et Donald pour leurs petits-enfants.

Rien de tout cela n’arriverait si la presse subsidiée arrêtait une bonne fois pour toutes de courir après les scoops, de vouloir faire du sensationnalisme comme les revues françaises dignes de ce nom et qui sont là pour ça, de se concentrer sur le fond des articles qu’elle écrit, de faire avancer la machine de la vie, d’être nécessaire et utile plutôt que destructrice. Que la presse redevienne sérieuse et qu’elle arrête de faire la prostituée.

Silvio Berlusconi est l’homme que l’on connait tous, mais on peut lui donner sa chance. Car pour L’Aquila, le tremblement de terre est assez sérieux et il y a beaucoup à faire. En Belgique, allez savoir si nos élus prendraient vraiment comme lui le taureau par les cornes. Pour terminer, si vous avez la possibilité de faire un don pour la région, n’hésitez donc pas. L’Aquila avait un riche passé historique que ce soit son architecture, sa culture, son art. Elle est en ruine. Certes, reconstruire, mais sans doute pas comme auparavant. C’est bien dommage.

Pinoo UBU.


PINOO SE MOBILISE EN VENDANT DES STYLO-BILLES
Voyez ci-dessous la photo des stylo-billes que Pinoo a fait fabriquer pour vendre afin de venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre dans les Abruzzes. Ils sont vendus au prix unique de 2€ et serviront à venir directement en aide, par exemple pour des projets de reconstruction bien précis. Ce samedi 25 avril, Pinoo a appris que sa maison (dont vous avez vu la vidéo plus haut dans cette page) a été déclarée inhabitable par les techniciens qui sont allés la visiter. Inhabitable mais peut-être de façon temporaire et réparable, Pinoo le souhaite. Cependant, il n'en a cure car d'autres personnes qu'il connait ont carrément leur maison inhabitable définitivement. Pinoo avait confié une bonne partie des stylo-billes à un curé de Liège (Don Nino) pour qu'il puisse les vendre via le Centro Sociale italiano et l'enfoiré s'est fait voler la totalité!!! On ne peut faire confiance même pas à un homme de foi. Ce qui fait que Pinoo avait envie d'aider un peu son village et il a juste de quoi rembourser les frais. Ce projet tombe à l'eau, comme quoi L'Aquila est vraiment foutue. En tant que sage et divinateur, Pinoo le promet: ce curé ne va pas s'en sortir indemne. En plus, il fait comme si rien ne s'était passé alors qu'il doit encore rendre des comptes. Résultat: Pinoo fera tout lui-même dorénavant. Un conseil: quand vous voulez vraiment quelque chose, faites-le vous même!


LE VILLAGE DE PINOO AVANT LE DRAME
Voyez ci-dessous une vidéo tournée par Pinoo.be il y a quelques années avec son village Ripa Fagnano Alto qui a été dévasté par le tremblement de terre. Le film s'articule en deux parties: l'hymne national italien lors de la fête patronale du village et les rues de Ripa, comme le village était avant la tragédie du 6 avril.


VIDÉO RÉALISÉE PAR VILLA SANT'ANGELO
Voici une chanson écrite par Giorgio Carosone, habitant de la zone sinistrée et chantée par les habitants de Villa Sant'Angelo, village détruit par le tremblement de terre.


TÉMOIGNAGE DE L'AQUILA BIS
Voici un second écrit d'une habitante de L'Aquila, Monja Ianni, victime du tremblement de terre, saine et sauve et sans toit. L'écrit est en italien. Soit vous essayez de traduire tant bien que mal, soit vous connaissez l'italien ou soit vous vous aidez un peu avec des traducteurs en ligne qui grosso modo vous permettront de lire le texte. Le voici dans son intégralité.

Sono rientrata a casa, due volte. Come tanti, accompagnata dai vigili, con l'elmetto in testa, con un senso di morte nel cuore mal dissimulato dalla lista delle cose importanti da recuperare in mano. Non avevo visto quella notte, non ho visto allora, e non riesco ancora a vedere adesso. Semplicemente, la mia mente si rifiuta ancora di accettare del tutto ciò che è accaduto. Una parte di me si rifiuta semplicemente di accettare la realtà. Casa c'è. E' lì, in attesa di notizie. E' lì con tutte le piccole cose della mia vita dentro. Attende, non so cosa: una perizia, un'altra botta... Attende cure. Come tutti noi attende risposte che finora non arrivano. Sono entrata pensando di essere pronta, macchinetta fotografica in mano, la lista nell'altra, le chiavi appena tirate fuori dalla borsa, come milioni di volte. Non ero pronta, davvero. La strada per arrivare la percorriamo in macchina. Lo stesso identico percorso di infiniti giorni, di 30 anni. Ma non si sente una voce, non si vede una macchina, una persona, un cane. Mancano pezzi ovunque, mancano i punti di riferimento: porta napoli è a metà, sembra costruita col lego da un bimbo capriccioso che alla fine ne ha smontato a manate alcuni pezzi. Tutte le strade hanno i loro angoli di macerie, tutte le case mancano di un pezzo. Via XX settembre è un lungo calvario di finestre sventrate, di finestre come occhi pesti, di porte che non sanno più quando e per chi aprirsi. Poi il piazzale sotto casa, parzialmente transennato. Temono possa franare, probabilmente. Poi casa, sta ancora su. Sana e ferita, viva e morta, non so decidere. Ma vederla fa comunque male al cuore. Elmetto, i vigili entrano per primi per controllare se si può salire: scanso i nastri bianchi e rossi che delimitano la zona rossa nella zona rossa ed entro nel mio androne. Maledetti mattoncini che ricoprono le facciate, sono ovunque, in briciole, a pezzi, attaccati ancora ai muri o sbrecciati in terra come biscotti troppo secchi. Le scale ci sono ancora, alcuni gradini sono un po' scesi, altri no, ma si può salire bene. Polvere e calcinacci, me lo aspettavo. Me lo ricordavo. Le travi si vedono qua e là, sbucano dai calcinacci caduti, grigio su grigio. La porta funge ancora. 4 mandate, si entra. Come ogni santo giorno, 4 volte al giorno, in 30 anni di vita. Fa un'infinità di volte, fa sicurezza, fa casa... Eppure ora è diverso. Sembra uno di quei giochi sulla settimana enigmistica "trova le differenze", versione semplificata. Molto semplificata. Alcune cose sono rimaste inspiegabilmente al loro posto, altre hanno altrettanto inspiegabilmente deciso di non rompersi... la maggior parte giace alla rinfusa in terra. L'armadietto del bagno si è rovesciato sano nella vasca da bagno. In diagonale. E troneggia scuro sulle macerie delle piastrelle verde chiaro, regna su tutte le boccette rovesciate, sulle scarpe schizzate ovunque. La cucina sembra vittima di un uragano: tutto è finito ovunque tranne dove era in origine. Per fortuna non è salita pure mamma... La mia camera nella penombra sembrerebbe quasi uguale. Poi impietosa arriva la luce a svelare crepe e crolli: le mie eterne pile di libri son diventate un tappeto di libri e polvere grigia, il letto nel mezzo pieno di oggetti ed oggettini schizzati da un lato all'altro della camera. Il pilastro della finestra, a poche decine di cm dalla mia testa, ha fatto cadere tutta la buccia di intonaco che aveva, altri pezzi di cemento poco compatibili con la mia amata scatola cranica ovunque. E rivedo alla luce del sole la scrivania, il mio rifugio antisismico, immagino e capisco i rumori, le sensazioni di quella sera. Capisco che il letto si è spostato qua e la, maledette comodissime rotelle... che ho potuto infilarmi sotto la scrivania solo perchè i libri ne hanno bloccato la corsa. Capisco che tutto è vero, reale e tangibile come quello che vedo, tocco ed annuso in quel momento. Il mio problema è che non riesco a ricordare la scossa. Me la sono dimenticata. Ne ho solo dei flash, lunghi e terrificanti. Ma non riesco a ricordarla. Mi ricordo solo le mani sulla testa, il rumore... La scrivania che beccheggia, rulla ed ondeggia come nei romanzi di Salgari che leggevo da bambina che ora volano come proiettili da un lato all'altro della stanza. Ho visto la mia università completamente distrutta. Ho visto le stanze dove ho fatto esami su esami, dove l'anno scorso di questo periodo mi sono abilitata per insegnare diventare un open space. Qui la situazione è migliore. Nettamente migliore. Qui i pilastri non sono crollati, qui il primo piano non è scivolato via da solo come se fosse sull'olio, qui i pilastri non si sono sbriciolati. Qi si può entrare, guardare, ricordare e recuperare quello che come noi ha resistito. Eppure che cos'è questo senso di smarrimento, di vuoto... La nostra prima casa... Chissà se anche lei come noi parla con le case accanto, se sente voci uguali e contrarie che si rincorrono, se prova lo sgomento assoluto di non sapere assolutamente cosa succederà poi... So solo che quelle quattro pietre non mi hanno tradito. Quelle quattropietre conservano ancora la memoria della mia vita prima, prima che la terra stridesse nel buio, prima che urlasse come animale. Prima quando tutto aveva un senso. Adesso siamo entrambe ferite, e lontane. Lontane nel tempo e nello spazio. Dicono che la fase post terremoto sia la più difficile. Beh, cavoli se non hanno ragione.... Io sto parlando con la mia casa ferita e lontana, non ho più memoria a breve, dimentico le cose che penso, ce faccio, che dico mentre penso, faccio e dico. Come se fossi una macchina che procede in automatico, come una scatola ormai inspiegabilmente vuota. Lei non mi ha tradito, io invece posso avvicinarmi a lei solo carte permettendo, e senza neanche essere sicura di volerlo. Brutta cosa la burocrazia, brutta cosa la paura: per non farci mancar nulla noi le abbiamo entrambe. Saranno solo le carte a stabilire cosa è vivo e cosa no. Saranno carte che a noi tuttora non è dato di vedere, di comprendere, carte che non sappiamo dove e quando compilare... Carte piene di quella che era la nostra vita che possono o meno dare diritto a qualcosa. Per il momento sono piena di tessere e di carte che dichiarano la mia identità. Per mangiare, per viaggiare, per tutto. Per ora le carte certificano. Poi si vedrà che cosa. Per ora possiamo solo urlare alla burocrazia che nonostante tutto per puro culo, ci siamo ancora. Come topi prima nelle nostre case, come topi ora nei meandri della pseudonormalità che ci si presenta come surrogato di vita. E' sopravvissuto il peggio: il legalese che si sostituisce al buon senso. A meno che non si voglia chiamare in altro modo interrompere un concerto in via strinella per... disturbo alla quiete pubblica. No, dico... Turbare il sonno della città immota e muta è farla vivere, non morire. Consentitecelo... con le buone.

Monja Ianni, L'Aquila.


POÉSIE SUR L'AQUILA D'UN ITALIEN
En intégralité ci-dessous, une poésie en langue italienne d'une personne originaire des Abruzzes qui s'appelle Gian Battista Taddei et qui m'a permis de retranscrire son poème dédié à la ville de L'Aquila et alentours meurtrie par le tremblement de terre du 6 avril 2009 et qui, en date du 24 juin, jour de la Saint-Jean, ne s'est pas encore relevée de la tragédie car la terre, inlassablement, continue de trembler. Il n'est donc pas possible de reconstruire quoi que ce soit...

"Sono Gian Battista Taddei di Poggio Picenze (L'Aquila), vivo a Collegno di Torino e anche se sono distante non è inferiore il mio dolore per la mia terra d'Abruzzo: il filtro della lontananza non diminuisce la sua intensità"

L’AQUILA,
Regina
della Bellezza, della Cultura e dell’Arte,
ferita
il lunedì 6 Aprile 2009 alle ore…


… 3 : 32 :
in questo preciso minuto
dovevi spiccare in alto un volo
per dominare dall’alto
quell’onda distruttrice,
ma non l’hai fatto perché
“IMMOTA MANET” (“RESTA FERMA”),
sono le parole scritte sul tuo stemma,
e la tua parola… hai mantenuto.

Il ricco arazzo delle tue bellezze
attaccato alle pareti del mio intimo,
s’è di colpo rivoltato
e ora ne vedo solamente la scarna trama,
ove essa esiste ancora!

Una ad una le tue bellezze:

il tuo medioevale Centro Storico
la Basilica di Santa Maria di Collemaggio
di Papa San Celestino V
la Basilica di San Bernardino da Siena
la Cattedrale di San Massimo
la Chiesa di Santa Maria del Suffragio
o delle “Anime Sante”
la Chiesa di Santa Maria Paganica
la Chiesa di San Marco
la Chiesa di Santa Giusta
i Portici dello “struscio” con i “Quattro Cantoni”
il Castello Medioevale o Forte Spagnolo
i tuoi storici gentilizi Palazzi con i Cortili d’arte
la tua Accademia dell’Immagine,
per cui sei una piccola Cinecittà
il luogo del tuo Teatro,
per cui sei elevato polo di cultura,
anche per il tuo “TSA” Teatro Stabile Abruzzo
il luogo della Musica,
per cui sei la “piccola Salisburgo d’Italia”,
anche per l’ “ISA” Istituzione Sinfonica Abruzzese,
anche per “I Solisti Aquilani”,
il tuo essere somigliante a Gerusalemme,
per cui sei carica di misteri
(i Templari, il Santo Graal
e Celestino V con i suoi non svelati disegni)
i luoghi delle mie passeggiate romantiche d’amore,
ma anche le bellezze del mio natio borgo: Poggio Picenze,

si sono, in v e n t i e t e r n i s e c o n d i,
fisicamente s g r e t o l a t i .

S’è abbassata l’anima
sino a toccare il cuore:
ho pianto le numerose vittime,
e s’è bagnata quest’anima
così sensibilmente materializzata.

O Città del 99,
per le 99 chiese, le 99 piazze e le 99 fontane;
3 volte dal ‘400, ogni 3 secoli,
quell’onda assassina t’ha visitata,
radendoti, ogni volta, quasi al suolo!
Quel numero 3 che si moltiplica
sino ad arrivare a 99,
come la Fontana delle 99 Cannelle,
miracolosamente intatta,
costruita in ricordo dei 99 Castelli nei dintorni,
e che hanno contribuito alla tua fondazione.

Sei ora un pianoforte senza tasti
ma lo spartito
si è trasferito nella memoria storica
sino all’impaziente restauro,
per la tua Rinascita.

Queste tue bellezze sono quindi
ancora compatte
nel mio cuore atavico “forte e gentile”
ed esso non è minato,
come è ora il mio stato d’animo.

L’araba fenice risorge dalle sue ceneri,
così dal mio cuore ostinato d’Abruzzese,
risorgeranno quelle tue bellezze intatte,
anche con l’aiuto
della spontanea solidarietà nazionale
e internazionale.

Volerai, L’Aquila, sicuramente di nuovo,
perché il Gran Sasso è sempre là,
che ti aspetta!

E vedo già un film a ritroso,
materializzarsi pezzo dopo pezzo,
queste bellezze sino a raggiungere
la loro totale originalità,
come erano ancora
quel lunedì 6 aprile 2009 alle ore

3 : 31!

Dedicato a L’Aquila
la “Regina Ferita”
(felice definizione dovuta a Monia Di Biagio).

Quanto sopra per sapere
ciò che la Città ha perso
per il devastante sisma
e per rendersi conto di ricostruirla
al meglio nella giusta modalità,
senza disperdere il fiume di solidarietà
proveniente da ogni parte del Mondo.

Gian Battista Taddei
(Collegno To, 9 aprile 2009)


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