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Bienvenue dans la section Pertes d'emplois InBev
Cette société s'est d'abord appelée PiedBœuf, ensuite InterBrew et maintenant InBev. De petite brasserie avec sa marque bien connue Jupiler, dont le mot d'ordre est "Les Hommes savent pourquoi" et qui a donné son nom au championnat belge, elle s'est élargie vers le monde entier. Elle a pris naissance à Jupille-sur-Meuse. Nous sommes maintenant en 2010... On dit que c'est la crise... mondiale... InBev y passe aussi...

22/01/10 - La crise chez InBev est enfin terminée. Personne ne sera mis à la porte, ainsi les dirigeants ont-ils décidés. Est-ce un bon espoir qu'ils ne le feront jamais plus ou doit-on s'attendre à ce que cette histoire revienne sur le tapis un jour prochain? Les travailleurs de chez InBev ont gagné une bataille mais pas la guerre.

20/01/10 - L'action de protestation des travailleurs de chez InBev contre la restructuration souhaitée par les dirigeants et les actionnaires se poursuit à Jupille-sur-Meuse ce mercredi 20. Devant les dépôts bloqués par des montagnes de casiers, les pompes distribuaient de la bière en action symbolique vis-à-vis de la pénurie de Jupiler dans les centrales, les cafetiers et les commerces. Les travailleurs ne sont pas en grève car ils continuent le travail. Les matières premières peuvent entrer mais la production finale ne peut pas sortir. Beaucoup de monde ce mercredi 20 dans une ambiance bon enfant. Ci-dessous, un résumé en vidéo du rendez-vous devant InBev des étudiants, des travailleurs, des syndicats, des dirigeants, de la presse nationale et internationale, de divers partis politiques et des citoyens préoccupés par cette situation.


17/01/10 - InBev est allé à la rencontre des supporters liégeois à Sclessin lors du classico qui opposait le Standard à Anderlecht ce dimanche 17 janvier. Elle avait lieu à 14h30 dans l'enfer des Rouches. Les travailleurs et syndicats de chez InBev étaient présents devant les grilles pour distribuer des tracts aux fans des rouges et blancs ainsi qu'aux grosses voitures berlines qui arrivaient, ces grosses bagnoles avaient à leur bord des VIP, des politiciens et bien d'autres décideurs. La presse présente leur a accordé des entrevues. Pinoo vous propose sa vidéo ci-dessous juste avant le match qui s'est soldé par la défaite cuisante du Standard 0-4.

07/01/10: La situation ce jeudi 7 repris dans la version net de La Meuse.
"29 employés, 20 ouvriers et 14 cadres, ce sont les chiffres qui nous ont été donnés par la direction pour le site liégeois, explique Marc Sparmont, le permanent SETCA. Cela devrait se faire par prépensions (NDLR: à 55 ans) ou départs volontaires. Par licenciements secs, si ce n’est pas possible autrement. Nous allons en faire part aux travailleurs et ils décideront d’actions à mener."
Quelles actions? "Ce serait trop simple pour Inbev que nous partions en grève. Ils ont constitué des stocks et ils ne payeraient pas les salaires. Non, nous avons bloqué les sorties des brasseries à Jupille avec des semi-remorques, mais le personnel est au travail" reprend Marc Sparmont.
Du côté de la direction, on se défend en disant que le Belge boit de moins en moins de bière. "99 litres par habitant en 2000 et 82 litres en 2008, soit une diminution de 20%, explique Jean-Marc Koper, le responsable du personnel du site de Jupille. "On doit s’adapter à cette réduction de volumes. Des activités de citernes, de transport et de logistique vont être diminuées."
Mais il y a également la mondialisation effrénée du groupe Inbev qui vient de racheter pour 53 millions $ le géant américain Anheuser-Bush et qu’il faut bien financer tout ça. Du coup, on supprime les doubles emplois et on centralise un maximum les fonctions qui peuvent l’être. Jean-Marc Koper le confirme en disant: "Nous allons aussi centraliser nos activités de finance et de pay-roll à Louvain et à Budapest. Et effectivement, le bâtiment administratif de la rue de Visé sera bientôt vide de tout occupant." Seul baume au coeur pour le site liégeois: la bière Diekirch va être rapatriée du Luxembourg à Jupille. "Cela ne créera pas de nouveaux emplois mais cela consolidera l’activité brasserie de Jupille." Hier à 19h, le conseil d’entreprise était toujours en cours. Le personnel sera sans doute informé par leurs représentants ce vendredi et prendra position. "Inbev n’est pas en perte de bénéfices, ni en perte d’activités, reprend Marc Sparmont. Le groupe n’a aucun argument économique pour justifier cela. Il veut juste gagner encore plus d’argent!"

Les syndicats du brasseur AB InBev séquestrent la direction locale de l’entreprise sur le site de Jupille. Ils exigent que la direction générale se rende sur place afin de donner plus de précisions sur les licenciements. À Jupille, près de Liège, 63 emplois sur 578 sont menacés, a annoncé jeudi la direction lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu à Louvain. Jeudi soir, le syndicat du site de Jupille a décidé de séquestrer une dizaine de membres de la direction locale. "Nous exigeons que la direction générale se rende sur place afin de renoncer aux licenciements", a déclaré Marc Delvenne de la CSC. La durée de l’action n’est pas clairement définie mais elle pourrait durer toute la nuit, selon le syndicaliste.
La situation à Jupille ce jeudi 7 janvier à 23h.

Pinoo a réagi à blanc sur le site de La Meuse ce soir: C'est la raison même de cette crise, on veut nous faire avaler que c'est la crise, ces grands groupes dans le monde depuis des années ou des siècles ont tellement de milliards de milliards sur leurs comptes qu'il faudrait deux siècles avant d'être en déficit. Ne les croyez plus que c'est soi-disant la crise: on a fabriqué cette dernière pour nous foutre à la porte, délocaliser, et c'est assez facile de mettre le monde au chômage, excuse toute prête! Occidentaux modernes: vous êtes le futur tiers-monde! ILS NE SONT PAS EN CRISE! Ils ont soif de gagner plus!
Les remorques qui bloquent le passage au dépôt.

08/01/10: La situation ce vendredi 8 repris dans la version net de La Meuse.
Finalement, c’est vers 3 heures ce matin que les travailleurs d’Inbev ont libéré la direction du site de Jupille. Ils la séquestraient depuis l’après-midi de jeudi après que celle-ci ait annoncé sa volonté de se séparer de 63 travailleurs sur le site liégeois.
Aujourd’hui, le personnel était présent mais "empêché" de travailler parce que les semi-remorques placés devant les entrées de l’usine bloquaient toute entrée et sortie de production.
"Ce serait trop simple de partir en grève, confirme Marc Sparmont, le délégué SETCA. En prévision, la direction a déjà fait des stocks et en plus, elle ne payerait pas les salaires? Non, pas question!"
En attendant, une réunion intersyndicale aura lieu au niveau belge lundi à Bruxelles pour voir quelles actions à plus long terme on pourrait envisager. "L’objectif est d’aboutir à adoucir ce nouveau plan de restructuration, reprend Marc Sparmont. En attendant, rien ne sortira des usines de Jupille et de Louvain."
L'entrée des dépôts ce vendredi 8 janvier.


Pinoo est allé sur le site de InBev ce midi. Cela semble calme et normal. Tout se passe à l'intérieur. Comme vous pouvez le voir sur ces photos, les dépôts sont bloqués par des remorques et rien n'entre ni ne sort. L'entreprise semble tourner ou presque. On sent que d'ici peu tout sera arrêté et que plus personne travaillera. Comme il est expliqué ci-dessus, les stocks sont là pour faire face à un arrêt des machines mais si rien ne peut sortir, plus de Jupiler et autres. La direction (mais où se trouve-t-elle? Encore dans ce pays ou pas?) devra bien plier aux exigences ou faire sa restructuration de la façon la plus minime possible. Quoi qu'il en soit, InBev comme d'autres groupes ne sont nullement en déficit et cette crise ne touche que nous, pas eux! On joue avec nos pieds, bientôt il ne restera plus rien de nous. Ce qui a fait la gloire de ce pays partira sous d'autres cieux, sera fabriqué de la même manière mais avec des salaires bien plus bas. Nous sommes les dindons de la farce les amis!


InBev menace de saisir la justice si les blocages des sites de Louvain et de Jupille ne sont pas levés. Les 2 implantations sont bloquées depuis jeudi, après l’annonce de la suppression de 263 emplois en Belgique. Le dialogue est interrompu entre la direction et les syndicats. Ces derniers demandent le retrait pur et simple du plan de restructuration. InBev Louvain et Jupille ainsi que Hoegaarden sont toujours sur la brèche. Après avoir placé des remorques aux entrées des dépôts pour que rien n'entre ni ne sorte, les travailleurs ont déposé des palettes de casiers, plus difficiles à enlever si InBev recourraient aux huissiers pour lever les barrages. Les stocks fondent comme neige au soleil et il n'est pas exclus que la distribution, commerçants et cafetiers manquent de bière dans les prochains jours.

Appel au boycott des produits InBev samedi 16 janvier!


La Meuse signale que l'appel au boycott des produits InBev lancé par les syndicats n'a pas eu le succès escompté. Les amateurs de Jupiler n'ont pas changé leurs habitudes ce samedi 16, certains pas au courant, certains, les intérêts d'InBev ils s'en foutent, encore des fameux cocos. Les syndicats et travailleurs ne perdent pas espoir et distribueront des tracts avant le match au sommet à Sclessin à 14h30 ce dimanche 17, Standard-Anderlecht.






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