Bienvenue dans la section Hollywood RTL 1983 Nicola & Hélène Catalano

M. Nicola Catalano, un chauffeur de bus de Bellaire, a gagné deux billets d'avion pour Hollywood
La Meuse - 16 février 1983.
M. Nicola Catalano (33), de Bellaire, n'en revient pas. Il a gagné deux voyages à Hollywood au jeu de R.T.L. "Stop-Star". Le samedi 5 février, il était en service (il est conducteur de bus à la S.T.I.L.) sur la ligne 24 (Thier à Liège). L'équipe de R.T.L. avec Jean-Luc Bertrand et un caméraman est montée dans le bus et a commencé à poser des questions aux passagers, puis au chauffeur. "Est-ce que vous aimez les sports?" Réponse: oui. "Lequel préférez-vous?" Réponse: les courses de voitures. "Vous avez un point commun avec la star dont on cherche le nom. Cet acteur s'intéresse aux courses de voitures et a même gagné aux 24 Heures du Mans. Qui est-ce?" Réponse: Paul Newman.

C'est ainsi que M. Catalano trouva la bonne réponse et apprit qu'il irait à Hollywood. Il était le 14è Liégeois à être questionné. Il fut tout de suite félicité par les voyageurs et continua son travail jusqu'à minuit.

"Stop-Star" passe sur R.T.L. à la TV les lundis, mardis, mercredis, jeudis, vers 18h. Jeudi dernier, un ami eut l'idée d'enregistrer sur vidéo l'émission où M. Catalano passait. Ce qui a donné à celui-ci le plaisir de se revoir

M. Catalano est né dans une région merveilleuse de l'Italie, à Molise, dans les Abruzzes, non loin de Pescara et de l'Adriatique. Il ira à Hollywood avec sa femme (le lauréat de Stop-Star gagne 2 billets) et y passera une semaine. Peut-être verra-t-il Paul Newman?


Hélène et Nicola Catalano: "L'aventure, comme au temps du Far West"
La Meuse - 25 mai 1983.
Retour à Zaventem, sous la pluie, après huit jours de rêve, huit jour de star. On ouvre les valises. Les voisins, les amis défilent: "C'était comment, l'Amérique?". On se retrouve un peu perdu devant les photos qui figent les souvenirs, les cadeaux rapportés, les pochettes d'alumettes, les savonnettes des palaces. Le temps classera les images, fera resurgir des impressions. "Le voyage, c'était comment?" Réponse unanime: "Unique, fabuleux." Les slot machines de Vegas et Hollywood, et le désert du Nevada, et Disneyland, et les plages milliardaires du Pacifique? Cinq lecteurs de La Meuse-La Lanterne étaient du voyage. Ils ouvrent pour vous leur album de vacances californiennes. Aujourd'hui: Hélène et Nicola Catalano, de Bellaire. Ils vous racontent Los Angeles, Beverly Hills et la Promenade de la Gloire.

Nicola Catalano a 33 ans. Il est né en Italie. Depuis dix ans, il travaille à la S.T.I.L. Peut-être l'avez-vous déjà vu au volant des bus 13 et 24?
Sa femme, Hélène (31), est originaire de Jupille. Pour l'instant, elle n'a plus de travail. Avant, elle était employée. Hélène et Nicola habitent Bellaire. Ils ont un fils de dix ans, Pino.

Les huit jours en Californie? "Notre premier voyage passé l'Atlantique, explique Nicola. Merveilleux. Epoustouflant. Pour moi, c'était l'aventure, comme au temps du Far West". Ce qui les a le plus frappés, Hélène et lui? Le Baltimore, Downtown à Los Angeles. Un palace vertigineux classé "monument artistique": "Nous ne dormirons sans doute plus dans un aussi bel hôtel".
Une anecdote aussi. Le deuxième jour à Los Angeles, Nicola et son copain Charles Michel (le prince carnaval de Visé) ont abordé deux policiers californiens. Comme à L.A., les taxis coûtent très cher et qu'il n'est pas question de marcher (certaines rues font 30 kilomètres), Nicola leur a demandé: "Faites-nous faire un tour de la ville...". Les policiers ne se sont pas fâchés. Il paraît même que l'un deux a failli accepter.

Downtown
C'est ici que commence le voyage au pays des stars. Le centre ne donne pas une bonne idée du reste de la ville. Il est parsemé de gratte-ciel dont le plus haut a 64 étages. C'est une banque, comme la plupart des autres. A L.A., on ne construit des buildings que depuis 1950. Pas question de revivre un second San Francisco, avec ces tremblements de terre si fréquents.
Maintenant, les Angelinos utilisent un système japonais de fondation oscillante pour leurs hauts bâtiments: des pieux dans l'eau, tout simplement. Remarqué: l'hôtel Bonaventure. Tout en verre, avec cinq tours rondes. Il renferme 1.500 chambres, cinq étages de magasins, des night-clubs, des bars et... un vrai lac entouré de vrais arbres! Pour y dormir une nuit, il faut prévoir 125 dollars. On construit beaucoup à Los Angeles: de nouveaux hôtels, des parkings. C'est qu'on attend un afflux de touristes à l'occasion des jeux Olympiques, l'an prochain. Sur la North Grand Avenue, le Music Center abrite trois théâtres dont le Dorothy Chandler Pavillon. Ce pavillon, où a lieu la remise des "Academy Awards" - les oscars - a été créé en 1971 par Mrs Chandler, qui est aussi propriétaire du "Los Angeles Time". Petit arrêt ensuite à Chinatown, le quartier chinois. Tout y est asiatique, l'architecture, les boutiques et même la publicité sur les bancs. Tous les bancs portent d'ailleurs des textes à Los Angeles. Economie oblige.
Los Angeles, tout bien réfléchi, ce n'est pas une ville américaine. Il y a beaucoup de communautés "étrangères". Par exemple, le quartier japonais (où nous ne nous arrêtons pas) et le quartier mexicain que nous visitons pendant deux heures. Pas de voitures ici. C'est sans doute le seul endroit où elles sont interdites. Old Plaza, c'est le centre du pueblo créé en 1781. Du temps des Espagnols, des combats de taureaux étaient organisés ici. Le long d'Olvera Street, la plus vieille rue de Los Angeles, c'est le marché mexicain, copie de celui qui s'y tint à partir de 1930. A goûter: les patisseries (très sucrées) et les fruits frais (ananas, mangue, melon).

Beverly Hills
Nous reprenons l'autoroute (ici, aussi fréquente que les chemins vicinaux chez nous). Elle est bordée d'eucalyptus, de palmiers, d'arbustes d'Australie très touffus, pour atténuer les bruits de la circulation. Beverly Hills, la cité-dortoirs des stars. On y trouve aussi les hôtels, les restaurants et les boutiques les plus chics de l'Etat doré. C'est que Beverly Hills est très riche: elle compte huit puits de pétrole, entre ses hibiscus et ses lauriers roses. C'est une ville indépendante. Seuls les gens très riches y vivent: stars, bien sûr, mais aussi producteurs, avocats, médecins... Ils ont leur propre police et ne paient pas de taxes. Les maisons de Beverly Hills sont hors de prix: entre trois et trente-cinq millions de dollars. Voilà celle de Peter Falk ("Columbo") et d'Eric Estrada (Punch dans Chips). Un peu plus loin, habite un très grand spécialiste de la chirurgie plastique: les mauvaises langues racontent qu'un jour Raquel Welch est entrée chez lui comme elle était née et en est ressortie comme elle est maintenant. Du shopping à Beverly Hills? C'est (très) cher. Nous sommes quand même reçus chez le célèbre Giorgio, qui habille toutes les stars. Les murs de la boutique sont tapissés de photos dédicacées. A ce que l'on dit, Giorgio serait d'origine italienne.


Hollywood
Hollywood Boulevard enfin et le Walk of Fame, la promenade de la gloire. Impression étrange de fouler sur le trottoir les étoiles qui firent de Hollywood une légende. Remarquées: celles des quatre astronautes qui ont mis le pied sur la Lune. Ce bâtiment rouge et or, de style chinois, c'est le cinéma le plus célèbre du monde: le Grauman Chinese Theatre (le théâtre chinois). Tout n'y est pas faux. Grauman, qui le fit construire à son retour de Chine en 1927, ramena de son voyage deux vraies colonnes Ming. Elles ornent toujours la façade. Dans la cour du théâtre chinois, des empreintes de pieds et de mains signées Paul Newman, Humphrey Bogart, Ginger Rogers... Ce cow-boy en noir sur le trottoir, un mannequin? Il ne bouge pas du tout, ne cille pas, ne respire pas... Il est pourtant vivant. Son job, c'est d'amuser les touristes.

Alice au pays des merveilles ou Hélène et Nicola Catalano au pays des stars
Hélène et Nicola Catalano.

Le lundi 2 mai 1983.
C'est le grand jour, l'avion DC 10 de Capitol Air Lines a décollé de Zaventem à 16h30 et après 13h30 de vol, une escale à New York et une à Chicago, nous sommes arrivés au bout de ce voyage de rêve: LOS ANGELES.
Le mardi 3 mai.
Los Angeles est née en 1781, elle a donc 202 ans. C'était au départ une communauté entièrement mexicaine qui s'est développée au fil des années pour atteindre actuellement avec les faubourgs une population de près de 14.000.000 d'habitants. Le centre compte quelques buildings dont le plus grand a 64 étages (édifice bancaire). Il faut savoir qu'on ne construit des buildings que depuis 1950. La région étant sujette aux tremblements de terre, les bâtiments étaient jusqu'alors moins élevés. En 1950, un nouveau système japonais de fondation oscillante permit la construction de bâtiments plus élevés. Des travaux sont en cours à Los Angeles (nouveaux hôtels, parkings...) en prévision d'un afflux important de touristes pour les Jeux Olympiques de 1984. Nous avons vu le Music Center ainsi que le Dorothy Chandler Pavillon où sont remis les oscars qui récompensent les meilleurs disques et films. Nous avons pu admirer Chinatown, un quartier typiquement chinois avec son architecture, ses monuments, ses commerces et échoppes. Il y a également le quartier japonais ainsi qu'un quartier mexicain qui est le plus vieux de la ville puisqu'elle y a trouvé son origine. Nous nous sommes promenés au Farmer's Market où sont regroupés plus ou moins 160 boutiques (souvenirs, artisanat, alimentation, habillement). L'autoroute qui mène à Hollywood est bordée d'eucalyptus, de palmiers ainsi que de petits arbustes d'Australie, ceux-ci sont touffus et atténuent les bruits de la circulation. Beverly Hills, faubourg de Los Angeles, est très riche (8 puits de pétrole). Elle est indépendante, elle a sa propre police. Seuls les gens les plus riches y vivent (acteurs, producteurs, médecins et avocats célèbres...). Une maison là-bas vaut de 3 à 35.000.000 de dollars. Nous avons vu la maison de Peter Falk (Columbo) et aperçu la maison de Eric Estrada (Punch). Nous nous sommes arrêtés chez Giorgio, boutique très célèbre où toutes les stars vont s'habiller. Arrêt au 20th Century Fox où les divers décors employés pour les films nous ont étonnés. Nous y avons dîné (menu des acteurs) et nous avons ensuite visité Hollywood. Celle-ci est située sur une des nombreuses collines qui entourent L.A. Elle a été créée en 1908 par un certain Harry Wilcox. Sur le trottoir du boulevard principal, sont encastrées des étoiles dédiées aux acteurs méritants et aux astronautes qui ont mis le pied sur la lune. Visite du magnifique Man's Chinese Theater où se déroulent les projections des nouveaux films. Devant ce théâtre le sol est recouvert d'empreintes de mains et de pieds avec les dédicaces d'acteurs. Hollywood, situé au sommet d'une colline, est écrit en très grandes lettres en métal spécial de façon à ce qu'on puisse les voir de très loin. Nous avons visité N.B.C. T.V. Studio, celui-ci est immense. Les différents corps de métiers employés en T.V. étaient au travail (menuiserie, couture, peinture...), nous avons pu assister à l'enregistrement d'un jeu télévisé. En soirée rencontre avec Adam Pick, le jeune acteur qui joue le rôle de Nicolas dans la série "Huit ça suffit".

Le mercredi 4 mai.
Visite des studios Burbanks: Warner Bros et Columbia (visite exceptionnelle car ceux-ci sont en général fermés au public). Productions récentes: "Annie", "Ghandi" et "Casa Blanca". La promenade au milieu des bâtiments fictifs et décors utilisés pour ces films nous a beaucoup divertis, car elle nous a permis de découvrir les trucages utilisés. Les studios forment véritablement une petite cité avec sa centrale électrique, sa banque, son hôpital... les différents corps de métiers. La salle de mixage des sons et celle pour enregistrer les musiques de films ont retenu toute notre attention. Nous avons pu en savoir un peu plus sur la vie des acteurs et l'élaboration des films. Les acteurs travaillent en général 4 heures par jour et cinq jours par semaine. Une journée de tournage donne 7 minutes filmées pour une série télévisée et 3 minutes filmées pour un film. Il faut donc plus ou moins 15 jours de tournage pour une série d'une heure et 2 à 3 mois pour un film de 2 heures. Les studios utilisent plus ou moins 24.000.000 de dollars de fournitures pour le tournage des films (la moitié de ces fournitures sont des lustres, appliques, abats-jour...). Nous sommes allés ensuite aux fameux "Universal Studios" (les plus grands du monde: plus ou moins 400 ares) propriété de M.C.A. (production de disques). On a pu voir comment sont réalisés les effets spéciaux dans les films de fiction (E.T., batailles spatiales) films avec des monstres (King Kong...) films à sensation (tremblements de terre, inondations). Splendide et incroyable. Bataille de sous-marins dans un acquarium, tournage de Star Treck dans la navette spatiale, tournage de films avec des monstres (maquettes). Nous avons également pu participer en personne à ces effets spéciaux (bataille aux rayons lazer dans Galactica) maison qui brûle (arrivée de gaz derrière la façade qui s'enflamme quand on passe devant) pont qui s'écroule, pluies torrentielles, inondations, arbres déracinés, requin des dents de la mer, lac dont les eaux s'ouvrent comme la mer Rouge avec Moïse, avalanches, verglas dans un tunnel. Nous avons vu l'endroit où sont tournées les séries "L'Ile Fantastique", "La Croisière s'amuse".


Le jeudi 5 mai.
Nous avons quitté Los Angeles. Visite du parc Griffith (400 ares) où se trouve un théâtre en plein air qui peut accueillir de 17 à 20.000 spectateurs. Nous partons ensuite pour la traversée du désert du Nevada. Paysage montagneux, végétation rare, cactus, arbustes épineux... Arrêt à Ghost Town, les villages fantômes et spécialement Calico, anciennement mine d'or abandonnée et actuellement attraction pour les touristes. Calico est un village typiquement du Far-West avec saloon, barbier, forgeron, musée où sont rassemblés divers objets d'époque (sacs à main, poteries, outils...).

Nous avons ensuite repris la traversée du désert pour arriver à Las Vegas. Cette ville a connu un grand essor en 1931 au moment où les jeux ont été permis. Comme Hollywood, Las Vegas doit son importance au milieu cinématographique. Quatre acteurs dont Frank Sinatra et Dean Martin ont contribué au développement de cette ville. Las Vegas compte à elle seule 360.000 habitants alors que l'état du Nevada en a en tout 500.000. Nous avons découvert le "Strip", boulevard principal où sont regroupés tous les palaces, casinos, hôtels, tel que le M.G.M., le Ceasar's Palace, le Dunes, Tropicana... Nous avons assisté à un magnifique show à l'américaine avec des superbes décors.
Le rez-de-chaussée de notre hôtel, le Flamingo Hilton, est immense; il y a des centaines de machines à sous ainsi que des tables de jeux (jack-pot, 21, crab, roulette...). Il faut dire que Las Vegas vit essentiellement des jeux, il n'y a pas d'usine, rien que des casinos, des hôtels, des restaurants et des magasins. Tout comme Paris, Las Vegas est une ville qu'il faut voir de nuit lorsque tout est illuminé.


Le vendredi 6 mai.
On quitte Las Vegas pour notre dernière étape: Anaheim où se trouve Disneyland. Nous avons soupé à Newport Beach dans un restaurant surplombant l'Océan. Nous avons fait ensuite une croisière au clair de lune le long de la baie. Newport Beach est un endroit où vivent beaucoup d'acteurs et gens du monde du cinéma et tout le long de cette baie ainsi que sur les petites îles longeant la côte, nous avons été éblouis par les luxueuses villas (coûtant de 3 à 20.000.000 dollars), celle de John Wayne, de Benny Hills, Peter O'Toole... Devant chacune de ces villas est amarré le bateau privé de la star.

Le samedi 7 mai.
Visite de Disneyland créé en 1955 par Walt Disney, étendue de 30 hectares. Le parc est splendide et unique avec une multitude d'attractions, d'animaux, de fleurs, forêts... personnages typiques de contes de fées, de bandes dessinées; c'est vraiment un monde féérique. Nous avons admiré Fantasialand, château enchanté où des milliers de petites poupées articulées nous accueillent dans un décors fastueux et illuminé, une symphonie de musiques variées accompagne chaque tableau représentant différents pays ou contrées (Pise, Venise, Maroc, Afrique...). Nous avons visité le château de la Belle au Bois Dormant, le château hanté qui nous a fait frissoner d'horreur. Il est impossible de pouvoir décrire ce parc qui attire des milliers d'enfants et d'adultes tous les jours, il est trop vaste et nous n'avons pu en voir qu'une petite partie.
Retour à l'hôtel où a eu lieu la soirée d'adieu avec l'équipe de RTL, les guides et les personnes qui ont pris part à l'organisation de ce merveilleux voyage. Après la soirée, nous sommes retournés à Disneyland pour assister à la parade électrique, défilé de chars et de personnages de dessins animés (Blanche Neige, les nains, Pinocchio, Mickey...). Ces chars et ces personnages étaient illuminés de milliers de petites lampes de toutes les couleurs et dans la nuit, l'effet produit était vraiment superbe. Après cette dernière image féérique clôturant ce voyage inespéré nous avons dû, à regret, revenir à l'hôtel préparer nos bagages et songer au retour.

Le père de Pinoo s'appelait Nicola Catalano. Il était né à Palata en Italie (région du Molise) le 6 juin 1950. C'est à 18 ans qu'il a débarqué à Liège pour y travailler. Quelques années plus tard, il a rencontré la mère de Pinoo, Hélène Marie Fattore née en Belgique de parents immigrés italiens le 17 février 1952. Ils se sont mariés le 9 septembre 1972 et une année plus tard, ils ont mis au monde leur seul enfant Pino le 22 août 1973. Nicola Catalano était donc chauffeur de bus à la STIL (TEC de nos jours) sur les lignes 13 et 24. C'est précisément sur l'une d'elles que l'équipe de RTL est montée, a questionné sans succès les voyageurs et puis a permis au chauffeur de tenter sa chance. Et bingo, Nicola Catalano a donc gagné deux tickets pour Hollywood. Quelle frénésie dans la tête de Nicola Catalano. Il n'en pouvait plus de réaliser le rêve de voir avec sa femme le pays des stars. Et surtout de rencontrer ses chéris de la petite lucarne: Jean-Luc Bertrand et Marylène Bergmann. Nicola Catalano fou de joie a contacté la presse pour faire part de sa victoire. Et cette presse s'est mêlée au voyage RTL. Elle en a fait quelques pages spéciales avec l'envoyée Jacqueline Fagnoul. Le voyage était règlé comme un métronome et avait lieu du 2 au 9 mai 1983. Trop peu de jours pour visiter tout. C'était un rêve, qui ne durait qu'une semaine. Au retour, Nicola et Hélène sont revenus avec des tonnes de photos, de souvenirs. Il s'en est suivi une soirée télé avec une émission spéciale "Léo Contre Tous" animée par Jean-Luc Bertrand à la Villa Louvigny au Luxembourg. Tous les gagnants et l'équipe télé se sont rendus dans un restaurant de Luxembourg pour une soirée mémorable.
Il y a eu une suite. Pino a participé à l'émission pour enfants de RTL "Citron Grenadine". Par après, Nicola Catalano a organisé un barbecue géant chez lui en invitant certains des participants au voyage, ainsi que le producteur de l'émission "Stop Star" Jacques Harvey. Le dessinateur de Natacha, François Walthéry, est même venu passer la soirée. Nicola Catalano a donc réalisé son rêve. Et puis, le 23 octobre 1988, il a été victime d'un malheureux accident de la route à 2km de chez lui. Il est resté dans le coma quelques jours. Il est décédé le 28 octobre 1988. A 38 ans, Nicola Catalano a tout fait, tout vu, s'est bien amusé. Une vie à 100 à l'heure. Et après lui, c'est Pinoo qui reprend le flambeau, différement mais avec le même état d'esprit. Pinoo garde précieusement ce qu'il appelle la valise RTL: un album rempli de photos, des savonnettes, des articles de journaux, des souvenirs à gogo de ce voyage fabuleux à H O L L Y W O O D.

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