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Bienvenue dans la section Buhba Candela Percussionniste/professeur
© Photo by Buhba Candela 2011
La percussion et toi, c'est une longue histoire, depuis toujours, racontes-nous en quelques lignes ton parcours?
Buhba Candela: Depuis toujours, je me vois tapoter partout, j’ai commencé comme bon nombre d’entre nous à la batterie en autodidacte étant dans une région (Charleroi) peu active au niveau musical, je jouais seul chez moi dans un studio improvisé dans le grenier. En 1990, j’ai rencontré Abel Mansia Mbila, percussionniste congolais et cela allait définitivement changer ma vie. Pendant 3 ans, je l’accompagnais de concert en cours de Djembé, d’animations en cours de danse. Il m’a fait découvrir les percussions africaines et m’enseigna les bases. Ensuite, j’ai rencontré d’autres grands percussionnistes qui ont parfait mon apprentissage. Vers 1998, j’ai commencé à donner des cours (Djembé) mais à partir des années 2002 j’ai commencé à étudier les percussions latines ainsi que la Cajon. J’avais trouvé ma voie… J’ai commencé dans des groupes régionaux pour terminer sur la scène de Forest National entre autres avec des grosses pointures comme Boney M, Imagination, Gibson Brother, Plastic Bertrand. Actuellement, vu mon travail à Fédasil, mon approche est différente. Je joue dans quelques projets avec des musiciens reconnus et souvent une référence dans leurs styles. Un ou deux projets par an pour le plaisir de la musique, pour le plaisir de la rencontre et du partage.
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De quoi t'occupes-tu en ce moment, un cours, un projet?
BC: Je suis accompagnateur social à Fédasil où j’y donne des cours de français en langue étrangère. Je collabore avec Pablo Monge (neveu de Victor Monge, le plus grand guitariste Flamenco au monde) dans un concept Spanish Latin Jazz ainsi qu’avec Christian Mukendi (Ange Dragon), grand percussionniste congolais, un band regroupant sa famille où je peux donner libre cours à ma créativité.
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Quelle est la prochaine étape de ta carrière?
BC: La pension (rires). Non, plus sérieusement, une tournée avec Victor Mongé et une tournée mondiale avec Ange Dragon.
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As-tu rencontré du beau monde et parmi celui-ci y a-t-il une rencontre qui t'a ravi?
BC: Ma plus belle rencontre, c’est avec un certain Souléman au début de ma carrière, un très grand soliste Djembé Fola burkinabais. Il était tout je n’étais rien, Il m’a beaucoup conseillé, était très humble. Il m’a prédit de belles choses. Il s’est malheureusement tué en revenant avec tout son groupe de Montélimar un soir d’été… triste histoire.
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Dans ton domaine, la Belgique c'est bien ou faut-il aller ailleurs pour percer et faire carrière?
BC: La promotion de la culture et le monde culturel est à l'image de la politique et de la justice, elle est indigne d'un pays d'expression et de droits. La Belgique est devenue une morne plaine où même les vaches s'emmerdent.....Une vrai tour de Babel où quelques nantis snobinars profitent d'un système corrompu doublé d'une grande incompétence... Ce qui est plus désolant? Cet état de fait ou que personne ne réagit???!!!!!!
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Quel métier aurais-tu fait si tu n'avais pas été dans le milieu artistique?
BC: Je fais ce que je voulais faire. Je suis enseignant et animateur. Je voulais être à la base prof d’histoire; rien à voir. Je suis comblé, j’adore mon travail au sein des réfugiés (sourire).
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